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La flore du Québec

Découvrez notre gros “perce-neige”
Le Symplocarpe fétide, ou chou-puant (Symplocarpus foetidus)
par Philippe Blais, M.D.

Un plant de Symplocarpe fétide avec le spadice bien visible à l'intérieur du spathe.
photo ©Philippe Blais

Le Symplocarpe fétide, ou chou-puant de son petit nom vernaculaire, est une de ces plantes printanières qu’on n’oublie pas après l’avoir vu pour la première fois. Cette première fois peut par contre prendre bien des années avant d’être fait accompli vu sa distribution plutôt parsemée et surtout régionale dans la province.
Elle croît beaucoup dans la région de Québec, principalement aux abords du fleuve, où elle affectionne les basses terres inondables et autres milieux humides. En habitat favorable elle peut alors y former des colonies étendues de plusieurs centaines d’individus.

Cette grande cousine de notre Arisème petit prêcheur (Arisaema triphyllum) est vraiment une de nos merveilles botanique les plus méconnues, et possèdes des propriétés décidément étonnantes. Quoique son arôme incontestablement “mouffetté’’ (toutes les parties de la plante la dégage lorsqu’elles sont endommagées) lui sert de signature depuis des lunes, son métabolisme homéotherme (capacité de maintenir sa température "corporelle" plus élevée que celle de l'extérieure) printanier est sûrement son caractère le plus fascinant. Elle est une de seulement quatre autre plantes au monde à posséder le pouvoir de générer de la chaleur de par son métabolisme. Dans son cas, cette chaleur se dégage surtout du spadice enveloppé du spathe, soit la fleur de la plante, et permet à celle-ci de faire fondre la neige qui recouvre encore le sol lors de son émergence, créant une véritable petite cheminée pour la fleur. Cette différence de température entre la plante et son environnement peut alors atteindre 25ºC!
Les grandes feuilles larges et luisantes pouvant atteindre 60 cm succèdent à la floraison si elles échappent à l’attention des ours qui sont friands des jeunes pousses, et cèdent enfin elles-même la place à la fructification en fin de saison.

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En habitat favorable, le symplocarpe peut former des colonies étendues de plusieurs centaines d’individus. photo © Philippe Blais  

Cette mystérieuse résidente de nos sous-bois humides est de plus une de nos doyenne; l’âge de la plupart des plants matures est régulièrement au delà de celui votre grand-mère favorite, et certains pourraient même être multi-centenaires. D’ailleurs, l’âge auquel les plantes produisent leur première floraison est à ce jour toujours source de spéculation!
Alors si un jour vous avez le privilège de faire sa connaissance sur le terrain, appréciez ses attribus uniques, mais veillez à bien respecter l’intégrité physique de cette gériâtre de nos forêts….

Philippe Blais, M.D.

Lecture recommendée: Flore Printanière, par Gisèle Lamoureux


 

 
 

 

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