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Amphibiens et reptiles du Québec
Beauté cachée de nos sous-bois
:
La salamandre à points bleus
par Philippe Blais, M.D.
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| La livrée de la salamandre à points
bleus rappelle l’émail des vieilles casseroles du tournant
du siècle. © P. Blais |
Bien que la salamandre à points bleus soit un de
nos amphibiens les plus communs, bien des randonneurs n’on jamais
eu l’occasion d’admirer sa belle livrée qui rappelle
l’émail des vieilles casseroles du tournant du siècle.
Comme pour plusieurs de nos urodèles indigènes, commun n’équivaut
pas nécessairement à communément rencontré!
Comme la plupart des salamandres du genre Ambystoma, leurs moeurs
de fouisseuses les rends impossible à découvrir sans s’adonner
au revirement de vieilles souches ou au soulèvement des pierres
plates, ou on peut facilement les trouver dans un habitat propice.
Elles affectionnent particulièrement les forêts de feuillus
dans la région métropolitaine, mais leur distribution très
nordique nous laisse croire qu’elle s’adapte tout aussi bien
à notre forêt boréale ou les conifères dominent.
En effet, certaines populations atteignent la côte du Labrador et
la Baie James.
C’est aussi une de nos première salamandre à arriver
aux étangs de reproduction au printemps, n’hésitant
pas à traverser les derniers bancs de neiges forestiers pour s’y
rendre, dès les premières pluie de la fin mars. Elle tend
à pondre ses oeufs en plusieurs petites masses friables attachées
sur les brindilles et pierres submergées. Les larves se métamorphosent
au cours de l’été pour rejoindre les adultes sous
le couvert de la litière des sous-bois.
L’espèce s’adonne à des extravagances génétiques
des plus particulières : certaines femelles de plus grandes dimensions
que leur cousines ‘’normales’’ possèdent
une séries complète, parfois même deux, de chromosomes
supplémentaires, par rapport à leurs sœurs de taille
normales qui n’en possèdent que deux. Dépendant de
leur échantillonnage génétique particulier, elles
portent différents noms, comme la Salamandre de Tremblay ou la
Salamandre argentée, et la plupart de leurs œufs ne reçoivent
pas la contribution génétique habituelle des spermatozoïdes
qui les abordent; ceux-ci ne font que stimuler l’ovule à
débuter son développement. Un genre de pseudo-parthénogénese,
ou la contribution masculine se limite à un simple coup de pouce!
Ces aberrations chromosomiques se rencontrent surtout dans le sud de la
province en Outaouais et dans la plaine du Saint-Laurent.
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| photo © Jean François Déry |
Noms Communs :
Salamandre à points bleus, blue-spotted salamander
Nom scientifique :
Ambystoma laterale
Taille Adulte : jusqu'à 13cm.
Sources et lectures recommandées:
Amphibiens et Reptiles
du Québec et des Maritimes, par Jean François Desroches
et David Rodrigue.
Salamanders
of the United States and Canada, par James W. Petranka
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